Le CCC : un label ou un groupe ?

Les clashs,oui mais qu’apportent-ils vraiment au rap béninois?
Ainsi s’achevaient notre chronique rap de la semaine écoulée et ainsi s’entame cette chronique rap toute neuve, toute nouvelle pour vous.
Il ne s’agira pas de clash cette fois-ci mais de noblesse ou notoriété si vos anges le veulent bien.
Puisque nous entamons là où nous avons fini,parlons aujourd’hui du CCC,le Cotonou, City,Crew.Ils sauraient peut être donner du sens au dicton populiste : c’est au bout de l’ancienne corde qu’on tisse la nouvelle.
Parlons de ce label emblématique, que dis-je , de ce groupe d’artistes incontournable quand il s’agit de parler du rap au bled.
Partis d’un rêve, aujourd’hui ils ne font qu’un seul homme.
Le label de renom ayant vu le jour dans la chaleur musicale des années 2007 fait partie des rares labels de rap qui existent encore en terre béninoise et continuant ainsi de faire parler de lui.
Toute la beauté, toute la gloire,toute l’histoire de la genèse à l’apocalypse du rap béninois pourrait s e résumer en trois lettres de noblesse, un triple C, le C.C.C.
Comptant aujourd’hui plus d’un trio d’artistes, nous osons nommer le tout Puissant Prégo, l’El Présidente Amir , l’éternel amoureux de rap et de sa meuf DAC , le révérendissime Nasty Nesta et le nouveau chouchou de Universal Africa , Mister B-Syd … le CCC semble tout de même avoir perdu entre deux victoires, certains alliés de taille,osons citer Mister Blaaz , le caméléon ROCCAH et avec beaucoup de mystère le frère Anouar.
Eh oui,le CCC a ses règles,son cercle fermé et son couvent, il y’a donc de ses mystères qu’on ne saurait comprendre méticuleusement à moins d’être initié et dévoué à ne rien révéler aux auditeurs de cette chronique rap.
Demeurant jusqu’aujourd’hui le groupe de rap le plus nominé et le plus récompensé, avec des collaborations en France, au Sénégal, au Mali, en Côte d’Ivoire avec des artistes de renoms,le CCC a longtemps prouvé sur les scènes d’ici et d’ailleurs sa souveraineté musicale et continue tout efois de garder la pêche.
En disent long,les récents projets,les nouvelles performances, et les nouvelles hauteurs qu’essaient d’atteindre les membres.
Amir ose mettre de la violence pour réclamer du flow,de la chaleur,de la renaissance dans le rap game ; Nasty Nesta balance un concept tout nouveau “Noubiyoyo” avec un album inédit réalisé en featuring avec la crème de la nouvelle génération, DAC s’y plait à ne pas faire de l’à peu près dans son jeu mielleux avec Ankaa,et B-syd garde toujours les fans en suspens.
Il n’est cependant pas facile de rester longtemps à la page en résistant aux attaques et aux intempéries qui ne cessent de manquer.
Le CCC prend de la hauteur et dans l’esprit d’une union qui fait la force,réussit à détourner ses détracteurs.
Le CCC est une mythologie vivante, une icône de rap unique qui n’a rien à envier à nulle autre pareille au Bénin et même en Afrique.
Qui a dit que les Africains ne pouvaient s’unir pour faire grandir le rap africain?
Reconnaissons la bravoure de nos cinq loups d’ici et voyons combien ils tiennent bon malgré le poids des séparations et des réalités actuelles.
Il faut être le Cotonou City Crew pour réaliser cette prouesse dont eux seuls ont le secret,et ce secret nous amène à demander si le CCC est véritablement un label ou un groupe !
Avec Anouar,un membre fondateur qui prend ses distances,et Amir son confrère qui ose lancer des pics pour insinuer une affaire de “petite sœur”, on sent toujours le CCC uni et Anouar demeurerait membre même si n’en faisant plus partie !
Beau paradoxe.
Avec Nasty Nesta et son site cotonouboy.com et le CCC qui ne s’est acquitté jusque là d’aucun site personnel, on ne note pourtant pas de rivalités,ni de guerre de leadership,ni de jalousie entre beaucoup de griffes.
Le CCC est une famille, voilà nous avons notre réponse. Plus qu’un label et un groupe de rap, le CCC est une famille !

C’était la chronique rap de BM.

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